Notre-Dame des Pins à Petit Piquey : une chapelle contemporaine au cœur de la presqu’île
Située avenue des Ajoncs, à Petit Piquey, sur la commune de Lège-Cap-Ferret, la chapelle Notre-Dame des Pins se distingue par une architecture très originale. Loin des églises traditionnelles, elle s’inscrit dans le paysage de la presqu’île avec une grande toiture à deux pentes qui descend presque jusqu’au sol. Le CAUE de la Gironde la présente comme une chapelle pouvant accueillir jusqu’à 500 fidèles.
Une chapelle née dans les années 1970
Notre-Dame des Pins a été construite de 1971 à 1973, d’après Ferret d’Avant, qui conserve des cartes postales et photos anciennes de la presqu’île. Le CAUE indique pour sa part une réalisation datée de 1970, avec François Pichet comme concepteur et le Diocèse de Bordeaux comme maître d’ouvrage.
Cette construction répondait au besoin d’un lieu de culte plus adapté à la fréquentation de la presqu’île, notamment en période estivale.



Une architecture entre tente et voile
L’architecture de la chapelle est son élément le plus marquant. Selon Ferret d’Avant, François Pichet l’a imaginée comme une tente ouverte vers le levant du soleil. Son clocher triangulaire symbolise une voile poussée par le vent, un détail qui fait écho à l’univers maritime du Bassin d’Arcachon.
Le CAUE décrit une toiture rassurante, presque posée au sol, une bande vitrée basse laissant apparaître la pelouse, ainsi qu’un jeu de lignes entre béton blanc, lambris sombre et formes triangulaires. À l’entrée, les grandes portes peuvent s’ouvrir largement sur le parvis, qui devient alors une extension de l’église en cas d’affluence.
Un lieu ouvert sur son environnement
À l’origine, la chapelle était encore plus dépouillée Elle se présentait comme un simple toit posé sur le sol, sans portes ni murs. Cette idée renforce le lien entre le bâtiment, la forêt et la lumière du Bassin.
Aujourd’hui, Notre-Dame des Pins reste un repère discret mais singulier de Petit Piquey. Son architecture contemporaine, principalement marquée par le bois, le béton blanc et la forme de sa toiture, raconte une autre facette du patrimoine religieux de la presqu’île : un patrimoine plus récent, mais profondément lié au paysage.






