Village du Canon Lège-Cap-Ferret
Aux origines : une baie, des dunes, des cabanes. Au milieu du XIXe siècle, Le Canon n’est encore qu’une baie ceinturée de dunes. Les ostréiculteurs y installent leurs cabanes en contrebas, côté bassin, au plus près des parcs. Pour agrandir leur surface de travail, ils comblent un passage étroit creusé par le courant (l’“escourre”) grâce à une digue asséchante : un geste simple, mais décisif, qui transforme le rivage et façonne le paysage que l’on connaît aujourd’hui.
Un nom venu d’un vrai canon… et une origine discutée.
Le Canon doit son nom à un véritable canon visible dans l’anse en direction de l’Herbe. Particularité rare : l’origine de ce canon est donnée comme “controversée” par la commune, avec plusieurs hypothèses (navire marchand armé, fort de défense vers les passes, ou navire de guerre capturé). De quoi nourrir un récit local parfait, entre mémoire maritime et légendes de rivage.
Pendant longtemps, Le village du Canon a aussi vécu de la pêche, pas seulement de l’ostréiculture. Des sources patrimoniales locales rappellent qu’ à cette époque (dans le récit des origines du village), on trouvait une pêcherie au Canon ainsi que des quais de déchargement pour le poisson. Et détail très parlant : au milieu du XXe siècle, les filets séchaient sur la petite place au bout de la rue Sainte-Catherine. On visualise immédiatement la scène : le village comme un atelier à ciel ouvert, avec l’odeur du sel, les cordages, les mailles étendues au soleil, et la place occupée par la vie de travail.
