LE PORT DES TUILES
À Biganos, au XIXᵉ siècle, la terre était une véritable richesse. Les habitants savaient que la Leyre renfermait une argile exceptionnelle, idéale pour façonner des tuiles solides et très recherchées.
C’est ainsi qu’en 1879, l’activité atteint son apogée : dix-huit tuileries artisanales tournent sans relâche, donnant à la commune un dynamisme rare. On parle alors de cet « or rouge » qui sèche au soleil et alimente toute une économie locale.Le port joue alors un rôle central.
C’est là que l’on entreposait les tuiles terminées, soigneusement empilées, en attendant leur départ vers les ostréiculteurs du Bassin.
L’été venu, les rives se transformaient en véritables murs ocres : des centaines de milliers de tuiles alignées, prêtes à partir.
Au Port des Tuiles, les premières cabanes apparaissent à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle. Elles sont construites par les tuiliers puis par les premiers ostréiculteurs pour entreposer les outils, sécher les tuiles, et plus tard stocker le matériel de culture.
ne construction simple et locale
Les cabanes étaient bâties selon un modèle très répandu sur le Bassin :
- Ossature en pin maritime (le bois local le plus abondant),
- Claire-voie ou planches verticales,
- Toiture en tuiles canal… fabriquées sur place dans les tuileries !
- Elles reprenaient donc le même matériau que celui exporté vers les parcs ostréicoles.
